La mer sauvera-t-elle la planète ? De l'éolien offshore à l'énergie des vagues en passant par l'hydrolien, ses ressources énergétiques semblent prometteuses. Autre ressource, l'énergie mécanique des vagues et de la houle. En théorie, le potentiel est énorme : une conversion à 100% de cette énergie en électricité, sur 1000 km de côte, et sur 20 mètres de profondeur, fournirait environ 400 TWh, soit presque la consommation française d'électricité sur une année. Mais là encore les difficultés technologiques et le coût en énergie fossile sont importants. Si les énergies marines ne sont donc pas à négliger, elles seront dans tous les cas, selon Jean-Marc Jancovici, beaucoup plus chères que les énergies fossiles.
Jean-Marc Jancovici, ingénieur conseil indépendant et spécialiste de l'environnement, les passe en revue sur son site Manicore.
Leur exploitation serait bienvenue à l'heure de la flambée du prix du pétrole, de la raréfaction des énergies fossiles et de la lutte contre le réchauffement climatique. Mais le rendement sera-t-il à la hauteur des attentes ? Pas sûr, analyse Jean-Marc Jancovici. Et surtout le coût d'exploitation s'annonce élevé.
Les éoliennes offshore sont les plus prometteuses. Leur production est plus importante que sur les terres, car le vent est souvent plus intense et plus régulier en mer. Mais selon Jean-Marc Jancovici, il est impossible de les installer partout : seules les zones côtières peu profondes sont éligibles. Ce qui exclut par exemple la Méditerranée où la profondeur descend très vite à 1 ou 2 kilomètres des côtes. Et inconvénient de taille : leur construction et leur maintenance nécessite une forte dépense en... carburant.
Accéder au site de Jean-Marc Jancovici
(Crédit photo : DR)
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lundi 28 avril 2008
Avis d'expert : l'exploitation des énergies marines coûtera très cher
dimanche 27 avril 2008
Une entreprise verte, oui, mais le salaire d'abord
Les deux-tiers des salariés américains aimeraient que leur entreprise soit plus respectueuse de l'environnement, bien que la majorité doute de leurs affirmations publiques à ce sujet. Mais ils ne sont pas prêts à sacrifier plus de 6% de leur rémunération pour choisir de travailler dans une entreprise plus "verte", selon un sondage du groupe Adecco USA
Le doute règne aussi chez les consommateurs: plus d'un tiers mémorise les messages publicitaires "verts" mais plus d'un sur cinq n'y croit jamais et les deux-tiers y croient seulement "parfois", indique un autre sondage Burst Media
Selon le sondage effectué par Adecco USA, l'un des leaders du travail temporaire, 36% des salariés américains aimeraient travailler dans une entreprise "verte", et 59% trouvent que leur entreprise devrait faire davantage.
La plupart (68%) estime que ce que disent les entreprises quant à leur engagement "vert" ne correspond pas toujours à leurs actions.
Seuls 31% des salariés seraient d'accord pour sacrifier un peu de leur salaire pour aller travailler dans une entreprise plus verte, et encore très peu: les jeunes (génération X), un peu plus engagés, iraient jusqu'à sacrifier 6,2%, et les plus âgés -- les baby-boomers et la génération Y -- environ 2,5%.
Ce sont surtout les femmes (63%) et les jeunes (69%) qui veulent que leur entreprise soit plus consciente de l'environnement, contre 54% des hommes.
Selon Tig Gilliam, présidente d'Adecco Amérique du Nord, les salariés sont de plus en plus attentifs, dans leur recherche d'emploi, à la politique "verte" de l'entreprise.
Adecco donne d'ailleurs quelques conseils pour vérifier de la réalité de l'engagement "vert" d'une société: regarder les notations que délivrent par exemple BusinessWeek ou Greenpeace, parler aux salariés, poser des questions pratique sur, par exemple, la gestion des transports des collaborateurs ou la présence d'ampoules économes, regarder si l'entreprise a lancé des lignes de produits "verts", étudier le rapport social annuel.
(Sondage réalisé auprès de 2.281 adultes de plus de 18 ans salariés ou en recherche d'emploi, entre le 28 mars et le 1er avril 2008)
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samedi 26 avril 2008
Avis d'expert : 10% de nouveaux logements "verts" aux USA en 2010 ?
Alors que la construction de logements aux Etats-Unis dégringole pour cause de crise immobilière, Michael Hodgson, analyste de la firme Consol, prédit que les constructions de logements "verts" -- économes en énergie -- représenteront 10% des chantiers américains dès 2010, pourvu que les aides fiscales soient prolongées.
La construction verte deviendra, selon lui, un moteur du secteur immobilier, qui représente 16% du PIB américain.
Son intervention intégrale devant le Congrès US (PDF, en anglais)
Les constructeurs "green" sont généralement de petites entreprises, de celles qui contruisent moins de 25 maisons par an, a-t-il expliqué devant la Commision PME du Congrès américain, parlant aux noms de la Fédération nationale américaine des constructeurs immobiliers (NAHB).
Il prône:
- le prolongement et l'augmentation du crédit d'impôt de 2.000 dollars pour les constructeurs de logements verts, (ceux qui contruisent des logements consommant 50% de moins d'énergie), mesure qui expire fin 2008.
- Le soutien des pouvoirs publics à la nouvelle norme de la construction verte (National Green Building Standard) que vient de terminer mi-avril la NAHB, au bout d'un an de travaux, la première norme du genre aux Etats-Unis
"La NAHB (235.000 membres) travaille depuis 10 ans aux constructions "vertes" avec ses 850 fédérations locales, et tiendra son 10ème Congrès annuelle des constructions vertes du 11 au 13 mai à la Nouvelle Orléans".
"Contruire vert signifie bien d'avantage qu'un chauffe-eau et un peu-plus d'isolation dans le grenier. C'est une approche globale d'utilisation économe des ressources, pour minimiser l'impact du logement sur le terrain et fournir un abri sûr, sain et décent à ses habitants, et économiquement abordable. Construire vert veut dire construire bien, tout simplement. Cela signifie des décisions intentionnelles (...) tout au long de la conception et de la construction", dit-il.
En revanche les constructeurs ne veulent pas de contraintes autoritaires : "Le secteur de la construction verte progresse parce qu'il est basé sur une démarche volontaire qui garantit de la souplesse aux constructeurs comme aux propriétaires", tranche-t-il, au nom de la NAHB .
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mercredi 23 avril 2008
Les Allemands prêts à payer plus cher des produits neutres en CO2
(Cliquer sur le graphique pour l'agrandir) 55% d’entre eux se déclarent prêts à payer un peu plus cher pour une telle offre. Une différence avec les consommateurs français, dont 64% trouvent les produits écologiques trop chers, selon une récente enquête publiée à l’occasion du salon Planète durable.
Les Allemands veulent bien modifier leurs comportements pour protéger l’environnement. Près de neuf sur 10 troqueraient sans hésitation des ampoules normales pour des ampoules à basse consommation. Et 69% accepteraient de payer un prix plus élevé pour leurs voyages.
Mais ils mettent quand même des limites : 63% prendraient volontiers le train plutôt que l’avion pour leurs déplacements professionnels, mais seulement 32% lorsqu’il s’agit des déplacements pour leurs vacances… Si les consommateurs ne semblent pas vouloir renoncer à l'avion, 69% veulent bien payer une taxe pour leurs déplacements aériens afin de compenser les émissions de CO2.
59% des personnes interrogées voudraient acheter uniquement des produits et services neutres en CO2. L’automobile, les transports et l’énergie sont les trois domaines dans lesquels les attentes sont les plus fortes. Mais les auteurs de l’étude observent que l’offre reste trop faible par rapport à la demande. Ainsi les constructeurs automobiles proposent encore peu de véhicules économes en carburant et en énergie.
Si beaucoup d’entreprises mettent en avant leur engagement à réduire les émissions de CO2, toutes ne sont pas légitimes aux yeux des consommateurs. 51% d’entre eux jugent crédible la Deustche Bahn et 46% Ikea. Mais seulement 42% pour Audi, 28% pour Michelin et 23% pour Coca-Cola. Une méfiance vis-à-vis du « greenwashing » également exprimée par les consommateurs américains dans une récente étude.
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mardi 22 avril 2008
Avis d'expert : les risques de "délocalisations carbone" sont exagérés !
Brandir le spectre de délocalisations industrielles massives si la réglementation européenne sur les émissions de CO2 devient trop contraignante ou trop coûteuse par rapport à d'autres régions est très excessif. 
C'est l'avis de John Smith, docteur en sciences économiques et spécialiste du secteur public, publié par le site Debat&co de l'Institut de l'entreprise.
Accéder à sa contribution
Alors que l'Union européenne doit adopter son paquet Climat Energie dans les prochains mois, les industriels montent au créneau pour éviter des mesures trop drastiques qui les pénaliseraient par rapport à leurs concurrents implantés dans des pays plus laxistes. Economiste du secteur public, John Smith estime cependant que "le risque de fuite carbone lié à des pertes de compétitivité ou à des délocalisations est en réalité bien faible. La grande majorité des secteurs intensifs en carbone, tels que la production d’électricité ou les transports, sont fortement abrités de la concurrence internationale. Une hausse de prix d’un trajet Paris-Bruxelles ne nous fera pas opter pour un Paris-Pékin-Bruxelles… Quant aux quelques industries réellement exposées (sidérurgie, aluminium…etc), elles ne représentent plus aujourd’hui qu’une faible part de l’activité économique dans les pays développés".
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mercredi 16 avril 2008
Energies renouvelables : l'Europe retrouve de l'attractivité
Les Etats-Unis restent la destination la plus attractive au monde pour les investissements dans les énergies renouvelables. Mais l’Europe a refait une partie de son retard et pourrait bientôt passer en tête, selon le dernier baromètre d’Ernst&Young sur les énergies renouvelables. 
Le cabinet conseil établit des indices (avec une notation sur 100) pour les 25 plus importants marchés mondiaux pour les énergies renouvelables. Sur les dix premiers pays de l'indice général au 4e trimestre 2007, six sont européens (voir tableau ci-dessus).
La volonté de l’Union européenne de porter à 20% d’ici à 2020 la part des énergies renouvelables dans sa consommation d’énergie explique en partie ce regain. Cet objectif devrait imposer une hausse de 20 à 30% de la part des énergies renouvelables dans la production totale d’électricité dans de nombreux pays.
L’Allemagne reste au deuxième rang mondial et premier européen. Les investissements sont dopés par l’annonce d’une nouvelle législation qui imposera la mise en place de systèmes de chauffage basés sur les énergies renouvelables dans tous les bâtiments construits après le 1er janvier 2009. Berlin veut également accroître les tarifs pour les producteurs d’énergie éolienne, tout en réduisant ceux pour le solaire.
L’Espagne et le Royaume-Uni se retrouvent ex aequo au quatrième rang mondial de l’indice. L’éolien devrait progresser en Espagne, où le gouvernement a décidé d’augmenter ses subventions pour l’installation de panneaux photovoltaïques. Au Royaume-Uni, c’est l’énergie éolienne qui bénéficie de toutes les attentions : le gouvernement a ouvert la voie, en décembre dernier, à une troisième étape de développement pour l’off shore.
Au 7ème rang mondial, l’Italie gagne un point grâce à un nouveau tarif plus favorable pour les producteurs d’énergie éolienne. De son côté, la France régresse de la 8ème à la 9e position.
Ce contexte porteur devrait pousser les fusions et acquisitions dans le secteur en 2008, selon les experts d’Ernst&Young. Les producteurs d’énergie auront besoin de revoir leur mix énergétique en l'ouvrant davantage aux énergies renouvelables. Déjà plusieurs opérations ont été annoncées fin 2007 : en France, acquisition de 50,1% de La Compagnie du vent par Suez, en Allemagne, annonce par RWE de la création d’une société dédiée aux énergies renouvelables…
Alors que l’Europe accélère, les Etats-Unis marquent le pas. La loi sur l’énergie 2007 n’a finalement pas intégré la proposition d’un seuil de 15% de sources renouvelables pour les producteurs d’énergie. Et le crédit d’impôt sur les générateurs d’énergies renouvelables, qui expire en 2008, n’a pas été prolongé. Autant de nouvelles qui pourraient pénaliser le développement des énergies renouvelables.
Accéder à l'intégralité de l'étude "Renewable energies country attractiveness indices" (en anglais)
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lundi 14 avril 2008
L’industrie américaine débourse 26,5 milliards de dollars contre la pollution
Aux Etats-Unis, l’industrie a dépensé 5,9 milliards de dollars en équipements et 20,6 milliards en frais opérationnels (main-d’œuvre…) pour réduire la pollution en 2005. C’est ce que détaille un rapport du US Census Bureau (US Department of commerce) publié par l’Agence pour la protection de l’environnement américaine (EPA). 
Ces chiffres représentent respectivement moins de 5% du total des investissements en nouveaux équipements et moins de 1% du total des recettes du secteur.
Les industriels ont surtout investi pour réduire leurs émissions polluantes dans l’atmosphère (voir tableau). Le traitement de l’eau et des déchets sont les deux autres grands domaines d’intervention.
Le rapport détaille les moyens mis en œuvre sur quelque 20 000 sites industriels répartis sur tout le territoire américain.
En matière d’équipements, plus de 3,1 milliards de dollars ont été investis pour le traitement de la pollution (changement de matériel, nouvelles technologies…), 2,1 milliards pour la prévention et 318 millions pour le traitement des déchets (construction de décharges…).
La grosse partie des 20,6 milliards de coûts opérationnels concerne le traitement de la pollution (10,7 milliards), devant le traitement des déchets (4,5 milliards), la prévention (3,5 milliards) et le recyclage (1,7 milliard). Les dépenses énergétiques, les achats/recours à la sous-traitance et les salaires sont les trois postes budgétaires les plus élevés.
La chimie est le secteur qui a le plus investi pour réduire ses niveaux de pollution en 2005 : 6,4 milliards de dollars à lui seul, dont 5,2 milliards en coûts opérationnels et 1,2 milliard en équipements. Vient ensuite l’industrie pétrolière et houillère avec 5,4 milliards de dollars au total.
Le Texas est l’état dans lequel les dépenses ont été les plus fortes avec un total de 3,7 milliards de dollars.
Consulter l'intégralité du rapport
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